01/06/2008

L'imaginaire sans imagination ?

392746292.jpgIntervista repart en campagne ! Alors que l'édition poche du premier tome d'Arthur et les minimoys arrive, Constance Joly-Girard a choisi de persister et de signer dans les productions autour de l'imaginaire, avec l'assistance de Denis Guiot.
Au programme, en août, "pour les 12-15 ans", Le Livre des âmes de Carina Rozenfeld, premier tome d'une trilogie. Le pitch : un ado comme les autres se retrouve avec des ailes dans le dos. Il vient en fait d'un monde parallèle, et doit retrouver les trois livres-mondes avec une Américaine de son âge. Grimoires magiques, couple d'ados, prédestination liée à une origine cachée : les lecteurs auront sans doute du mal à déterminer l'originalité du produit ; sera-ce une source de succès ? Réponse en avril 2010, quand paraîtra le troisième tome...
D'ici là, en novembre 2008 plus précisément, Ange aura publié L'Arche de Noa. Cette Noa est une gentille élève normale sauf qu'elle voit (c'est de famille). Pas de chance, sauf pour l'histoire, sa petite soeur découvre un médaillon et réveille le Mal qui sommeillait. Comment empêcher cette Force de détruire le monde en général et Paris en particulier ? Entre Cabane magique et Spiderwick, un produit qui décline le savoir-faire Intervista dans une veine attendue. Plus d'infos : ARGU_4_PAGES_CINEMASCOPE.pdf.
BF

18/04/2008

Avez-vous le feu sacré ?

711849135.jpgComme le chante le groupe Gojira, aussi français que Sébastien Tellier, représentant de la télévision publique : "A world is down / And none can rebuild it / (...) My eyes are shut, a vision is dying / My head explodes / And I fall in disgrace" ("Global Warming", in : From Mars to Sirius, 2005, productions de Mon Slip, sic). C'est le sujet du livre qui a lancé la collection "15-20", discrètement présentée par Luc Besson - livre qui a beaucoup d'arguments pour insupporter et force autres pour séduire, et réciproquement.
Mu, le feu sacré de la Terre (Intervista, 2007, 442 p., 14,5 €, trad. Julien Ramel) est écrit par David Klass, dont on avait jadis admiré le très percutant Tu ne me connais pas (Le Seuil, 2002, 316 p., 10,5 €). Le romancier narre ici l'histoire de Jack, lycéen vedette et, apprenons-nous avec lui, dernier espoir d'une Terre promise à la destruction prochaine, ce qui est très différent d'une Terre promise tout court, pour cause de multiplication des attitudes non-écocitoyennes. Le texte est typique du roman pour garçons : tout commence par une crise où le jeune héros découvre que ses parents ne sont pas ses parents, qu'il a des pouvoirs surhumains, et que, après s'être entraîné, il doit combattre le mal selon une prophétie ; hélas, on ne peut tout lui expliquer dans l'immédiat, etc. - codes que l'on retrouve désormais largement dans la production pour adolescents avec grand format, couverture noire et principe de série.
Pourquoi s'enthousiasmer pour ce texte ?
D'abord pour le savoir-faire de David Klass. Le scénario est clairement structuré (crise initiale, fuite en train, pause sur une île pour l'entraînement du jeune héros, re-crise sur un bateau, bataille sur une île et dénouement partiel) et bien relevé par des cuts stimulants et des parodies de James Bond avec les girls qui vont avec (pub pour Aubade offerte par l'éditeur). Ensuite pour l'art d'écrire de l'auteur, qui met ici à profit un sens de la phrase brève et du dialogue explicité d'entrée dans un métatexte amusant - notons que, globalement, le traducteur rend fort bien le style de David Klass, qui s'enrichit grâce à la présence de très nombreux intertextes, implicites ou explicites, par ex. via la citation de nombreux poèmes (dommage que ces inserts disparaissent à peu près peu après la mi-course...). Enfin pour l'à-propos d'un texte dans le vent, dira-t-on dans la tempête ? David Klass propose en effet à son lecteur de prendre conscience que la planète est en grave danger. Et c'est là que, selon sa sensibilité, l'on pourra décider au contraire de détester ce premier tome de la "Trilogie du Gardien".
De facto, il y a force raisons de trouver ce texte sporadiquement faiblounet et agaçant.
Première raison : la charge écolo-bien-pensante, loin d'être un arrière-plan, réserve en partie ce roman à des Verts convaincus car elle est assénée moult fois sans souci de finesse - les convertis jugeront sans doute que la proximité de la fin justifie les moyens, les amateurs de littérature trouvant pour leur part que, bon, quand même, parfois, y a d'l'abus. Certes, le moins que l'on puisse reconnaître, c'est que le livre ne prend pas en traître ses lecteurs. La préface du directeur de Greenpeace International, qui ne s'est pas trop foulé, en incitera sans doute plus d'un à fermer le volume d'emblée ("Voilà un livre qui devrait figurer au programme de tout enseignement soucieux d'écologie", argh). Elle dit pourtant en incipit ce qui sera le fil vert du roman. Le message doit passer, et toutes les lourdeurs sont bonnes pour le souligner. Assistant à une pêche au chalut ("à bon armateur, chalut", chantent http://entre2caisses.free.fr/, mais ça n'a rien voir), Jack tente de convaincre le lecteur que la pêche industrielle, c'est méchant, en partant du doute pour aboutir à la conviction : "Pour ma part, je ne sais plus trop quoi penser de ce qui s'est passé aujourd'hui. Je me sens perplexe, confus. Je ne voyais vraiment pas quel mal il y avait à pêcher ou à jeter un filet", à suivre p. 308 puis p. 315. Plus loin, le héros insiste : "Mu ! N'est-ce pas la Terre elle-même qui tente de se défendre ? D'inverser des siècles d'abominations et de souillures humaines ? Vénérer la Terre est la forme la plus ancienne de dévotion", etc., 425
Deuxième raison : pour qui connaît un brin les romans pour garçons, saute aux yeux l'aspect fabriqué du texte dont l'auteur applique les recettes avec une maîtrise qui touche, parfois, à la facilité. De la fabrication du scénario aux caractéristiques des personnages en passant par le moralisme pesant (voir le traitement de la sexualité, la vision de la femme et bien sûr les pensums écologiques), on devine, malgré le talent de David Klass, la lourdeur du cahier des charges et la force des lignes morales à ne pas franchir pour respecter l'énoncé, par ex. en tentant de valoriser l'action via le report permanent de l'explication, lourdement martelé pp. 20 ("Je n'ai pas le temps de t'expliquer"), 63 ("Pas le temps. Ta volonté de savoir est parfaitement légitime, mais"), 152 ("- Où est-elle ? Tu la connais ? / (...) - Plus tard. Pour l'instant, on doit partir"), 200 ("Comment a-t-elle pu, hein ? (...) / - Assez de questions pour ce soir") et 227 ("Laissons cela. Le temps nous manque"), par ex.
Troisième raison : des faiblesses d'écriture rythment, et comment aurait-il pu en être autrement, ce fort volume.  Dans un registre parlé, des expressions comme "la sombre silhouette" (22, cf. aussi "sans effet aucun", 140, quand "sans aucun effet" eût été plus fluide), "on rit sottement" (36), "pas besoin d'être grand clerc" (285), "te faire regretter ton indolence" (321), "quelques vifs coups d'oeil" (335) surprennent. Des expressions comme "Je vois ce que tu veux dire, dis-je" (38), "sa chevelure blonde se fait [?] plus foncée" (419), "des éclairs lacèrent de mornes mers stériles" (424) auraient gagné à être légèrement retouchées. Dans l'expression "yeux grand ouverts", "grand" ne prend pas de "s" pour une raison explicitée hier (47, 185, par opp. à 346). Des passages d'explicitation de la réflexion censés faire "jeunesse" attristent, cf. par ex. : "Durant un instant, j'hésite. Vais-je vraiment y aller ? Quelles sont les raisons qui me poussent à faire cela ?", etc., p. 325. Le talent de l'auteur est assez grand pour qu'il se passe de grossissements de suspense un brin patauds, qu'une traduction plus libre aurait pu gommer ou remotiver ("ce type a quelque chose d'étrangement familier", 343 ; "une voix forte et assurée dont les échos me sont étrangement familiers", 418). Quelques anglicismes (tel le récurrent "réaliser" pour "se rendre compte" ; les faux verbes introductifs du type "moque Ronan" au sens de "dit Ronan en se moquant", 267 ; "là tu nous parles", 305, qu'on suppose transcrire maladroitement "This is music to our ears" ; "s'avérer" pour "se trouver que", par ex. p. 344 ; question-tag traduite telle quelle, comme p. 386) et bizarreries (topos sans signification du type : "l'attente est palpable", 293) persistent : on se demande pourquoi employer "rocket canine" (60) et non "fusée canine" (peut-être n'a-t-on pas bien compris) ; on s'étonne de lire "jazz côte ouest" (64) au lieu, et notre cyberlecteur jazzophile le confirmera, de "jazz West Coast" ou de "jazz de la côte ouest" ; j'ignore ce que veut dire "j'ai un train à descendre" (92, visiblement, ce serait l'équivalent de "j'ai un train à remonter") ; la transcription de la décomposition du langage (139) n'est pas francisée, ce qui est dommage ; comment qualifier, sinon de redondants, une expression comme "une sérénité introspective" et l'emploi simultané de "mais" et de "néanmoins" (184, 277) ?
L'effort éditorial, réel, se manifeste par le peu de fautes de frappe repérées à la lecture - signalons pour l'ex. la note de bas de page avec sa cap en trop, ou la virgule qui manque dans la dernière phrase de la p. 279 comme au milieu de la p. 287.  Cependant, certaines scènes auraient gagné à être allégées ("Il me regarde droit dans les yeux, me sonde, me perce, me transperce. / S'agit-il de mon père ? De mon vrai père ? / Comment serait-ce possible ?", allez, on avance, 196 ; après contact avec une Ninja polymorphe, un cheval sauvage s'éloigne "comme sage d'un nouveau savoir", gâ ?, 205 ; et l'abus des classiques "déjà", "bien", "ne pouvoir s'empêcher de", "esquisser un mouvement" (ce qui peut donner "impénétrable, Femi n'esquisse pas le moindre sourire", pfff..., 365), ainsi que des formules toutes faites comme ces gestes toujours "sûrs et précis", pourront aussi être corrigés lors d'une réédition en poche.
En conclusion, Mu. Le Feu sacré de la Terre suscite en même temps deux réactions de lecture : d'une part, le plaisir du récit prompt, de la formule bien frappée (par ex. : "Dis-le-moi et je te promets une mort rapide. / - C'est gentil, mais non merci", 49 ; "Tu ne 839341902.2.jpgprotèges pas tes pensées, tu les étales au grand jour comme des slips sur une corde à linge", 114, etc.), des personnages intéressants comme Gisco, ce gros chien qui accompagne Jack façon Loup dans les Chroniques des temps obscurs de Michelle Paver ; d'autre part, l'agacement d'une leçon consensuelle que David Klass aurait pu présenter avec plus de légèreté (tout reste relatif : cf. par ex. l'espèce de truc fantastico-écologique pitoyable qu'est, dans le même genre que Fils interdit au coeur de Salem de Karine Rivière et Martin Marceau chez Nouvel angle). La suite de la trilogie de David Klass devient d'autant plus excitante à lire : entre la joie de découvrir un roman enlevé et l'irritation que provoquent les textes courageusement "engagés" dans l'air gentillet du temps, quel sentiment l'emportera ? Le suspense est lancé. Rendez-vous en novembre pour le prochain tome. D'ici là, les adultes se seront peut-être emparés du thriller écolocatastrophiste actuellement porté par Abysses, le pavé de Frank Schätzing (Presses de la Cité, 896 p., 23 €), dont le pitch pourrait convenir à Mu : "Quand la nature se révolte, c'est la survie de l'humanité tout entière qui est menacée... Un thriller qui sonne comme un avertissement". Allez, tous en choeur : "Quand l'avertissement sonne, sonne, sonne, sonne / Quand l'avertissement donne, donne, donne, donne", etc.
BF

17/04/2008

Nuit gravement à la santé mentale

878239999.jpgOn a tous dans sa mémoire des roudoudous qui coupent les lèvres et niquent les dents, sans parler - ou si peu - des Mistral Gagnant. Tant mieux : il sera question ici d'un roman situé à une époque que les moins de vingt-huit ans ne peuvent pas connaître, mais ils pourront comprendre s'ils ont des souvenances du même type. Curiosité dans le monde éditorial pour les djeunses, ce texte nostalgique, aux relents de Malabar à la fraise et de sabres laser en PVC, est fantastique au sens littéraire du terme, c'est-à-dire fondé sur l'indécidabilité du récit - d'où le titre de ce post. Quand les yeux des personnages de Je suis ta nuit (Intervista, "15-20", 365 p., 14,9 €) deviennent noirs, c'est une hallucination ou pas ? Quand le héros ne voit plus rien, devrait-il aller aux Quinze-Vingt [bof, si je l'avais pas faite, je m'en serais voulu, vous avez qu'à passer ce passage passable] ou souffre-t-il de la mâle malédiction de Maël ? Quand des dobermans coursent les héros et s'arrêtent si on leur parle avec une bague en forme de coccinelle, c'est du pipeau ou bien ? Et ce sang qui remplit les calices et fait crier "Satan" au prêtre, lard ou cochon ? Bref, à quels moments Loïc Le Borgne, Breton sarthois, nous mène-t-il en bateau, voire en Ponant (sans GIGN, ouf) ?
Peut-être tout simplement quand il nous raconte l'histoire de Pierre Launay, fils de flic devenu papa, qui se souvient de cette époque où, avec sa bande de copains, il cassait des bouteilles d'Orangina (plus facile : elles ont un gros cul) pour gagner un baiser de Mélanie, tandis que la mort frappait autour d'eux... puis parmi eux. Peut-être quand il met en scène une série de crimes à la Seven (version Five, puisque nous n'avons pas sept sens) et nous laisse entendre que ce sont des suicides, les victimes s'étant juste arraché quelques membres et yeux avant de se noyer, par ex. Ou peut-être quand, désespérant d'être sûr de nous faire frissonner, il se décide à faire gerber et pisser dans leur slip ses personnages, au cas où l'on aurait raté le premier wagon pour la peur...
Cette insistance est l'un des reproches que l'on peut adresser à un ouvrage visant officiellement les "15-20" ans mentionnés dans le titre de la collection. En réalité, le roman s'adresse à un double public, ce qui relève du constat et non de la critique. Il s'adresse d'une part aux adultes ayant vécu les années 1980, qui veulent offrir un roman à leurs mômes en retrouvant quelques mots magiques comme Goldorak et Star Wars ; d'autre part, il s'adresse aux lecteurs de bien moins de quinze ans : outre l'âge du héros (douze ans), qui offre un point de vue compatible avec le jeune lectorat, il recourt à de nombreuses astuces qui "font jeunesse", parmi lesquelles nous citerons :
- les questions rhétoriques orientant la lecture ("Es-tu captif de tes cauchemars, Tristan ? / Et moi, le suis-je encore ?", 199, pfff...) ;
- des formules vieux jeu, plus, semble-t-il, parce que le genre "veut" ça que parce que l'action se situe en 1980 ("Mon père avait mille soucis", 201) ;
- de peu habiles stratégies d'enrichissement sémantique tentant de connecter le jeune lectorat et l'action qu'on lui décrit ("c'était ce que disait le médecin légiste, le type qui étudie les morts pour savoir comment se sont passés les crimes", 55 ; cf. aussi l'explicitation des cinq sens et les mots d'adultes p. 345) ;
- l'obligation de tout dévoiler : ainsi de la longue explicitation finale, dont un roman pour jeunes adultes aurait assurément pu faire l'économie, qui boucle un récit dont l'intérêt était, jusque-là, de rester précisément en-deçà de l'explication (principe du fantastique).
Parmi nos regrets, on peut aussi évoquer des récurrences de langage qui auraient gagné à être allégées (hausser les épaules, hocher la tête, "déjà"), des comparaisons souvent pataudes (par ex. : "tournoyer comme une toupie", 183, "être dur comme du béton", 192, alors que par ailleurs l'auteur réinvestit de façon plus convaincante, quoique parfois appuyée, ses intertextes en osant des assimilations entre ses persos et les vedettes des séries célèbres d'antan), une petite faute ("sa bouche grande ouverte", 163 : rappelons que grand a ici valeur adverbiale et est donc invariable), et des formulations qui auraient parfois pu être retravaillées, par ex. : "le contact avec mon petit frère était comme une bougie dans les ténèbres", 102, gnagnagna mal dit ; "Sournois, le sommeil m'a pris en traître", il manque "quel fourbe !" et la liste sera complète, 108 ; "un goût de bile est remonté vers mes mâchoires", 160 ; "sa voix n'était qu'un souffle", 179 ; "- Faut pas paniquer, lui ai-je rappelé (le timbre de ma voix proclamait l'inverse)", nous soulignons, 248, etc. Enfin, quelques scènes valent au roman de rejoindre les nominés aux Gnagnagna d'or - nous rappelons à nos lecteurs qu'ils peuvent proposer eux aussi leurs candidats, cf.
http://master2.hautetfort.com/archive/2008/03/04/le-breto...
). Nous avons sélectionné un épisode en particulier qui bouleversera les émotifs :

"[Maman] m'a embrassé sur le front. Ses yeux luisaient comme quand elle pelait des oignons. / -Je t'aime, a-t-elle murmuré. Tu sais, je t'aime beaucoup. / J'ai avalé ma salive et je suis sorti. / [Ligne de blanc]".

A l'arrivée, Je suis ta nuit, offert avec grâce par l'éditrice, nous paraît être un roman fantastique intéressant pour le chercheur qui y quêtera les signes d'anticipation de la double réception adulte nostalgique / enfant, mais aussi pour le jeune lecteur avide de frissons (pédophilie incestueuse, meurtres et saloperies au programme, quand même) consentis (la narration manquant par moments de cohérence, peut-être pour renforcer l'impact du fantastique, le lecteur doit reconstituer certains épisodes et transitions) et de putain de gros mots, ce qui ne gâche rien, putain, non.
Mârde, quoi.
BF
PS : dans ce blog, la parole est aussi à l'éditrice, lorsqu'elle souhaite la prendre. Confrontée à ma première réaction, Constance Joly-Girard, co-éditrice de la collection avec Denis Guiot, a reconnu des critiques dont elle est coutumière. Pour elle, "avec '15-20', nous voulons nous adresser à des grands ados d'une part (et donc pas à des "enfants", comme tu le dis), mais bien évidemment aussi à un lectorat plus large, c'est-à-dire à des ados bons lecteurs (à partir de 13-14 ans) et aussi à des adultes qui ont envie de lire du divertissement de qualité, punchy. Donc, c'est avant tout un problème de niveau de langue, de liberté, de ton et de choix de lectures, qui me semble assez bien symbolisé par l'expression '15-20', qui n'est pas à prendre au pied de la lettre. Je suis ta nuit parlant du passage métaphorique à l'âge adulte, en utilisant un fantastique angoissant, me semble autant à sa place en '15-20' qu'en Livre de Poche adultes (thriller ou fantastique), qui a manifesté un intérêt. N'est-ce pas le propre des grands romans d'être à leur place partout ?" Nous laissons aux cyberlecteurs intéressés la double chance de poursuivre cette discussion en commentant cette réponse et, évidemment, en lisant ce roman punchy.