14/04/2008
Fabrice Vigne n'écrit pas pour les ados
Martine Hamon, étudiante du meilleur master 1 de littérature pour la jeunesse de toute l'université du Maine, nous rappelle opportunément qu'il existe deux manières de mener un entretien stimulant avec un auteur.
La première consiste à préparer des questions très structurées, très organisées, très précises, mettant l'auteur au pied de ses contradictions apparentes et face à ses singularités les plus étonnantes. La seconde consiste à poser les questions les plus simples du monde, en espérant que l'auteur, dopé par une consommation excessive de Saint-Yorre ou de gros rouge qui tache, rebondira dessus avec ressort. Martine Hamon a choisi la seconde, et Fabrice Vigne, auteur original, dont certains sites prescripteurs ont souligné l'audace extrême (il emploie parfois un vocabulaire familier, le voyou), a paru apprécier.
Bien sûr, aucune stratégie n'empêche un romancier de se réfugier derrière des banalités (la littérature pour la jeunesse, ça n'existe pas, ou alors c'est de la merde comme les Harlequin voire, pire, l'heroic fantasy), mais, bien menée, l'une ou l'autre des tactiques est susceptible de permettre à l'écrivain de glisser des anecdotes révélatrices et de témoigner de sa posture d'écriture. C'est le cas avec FABRICE VIGNE.pdf, à retrouver sur http://www.fonddutiroir.com/blog/ afin de gagner un exemplaire du livre dont il est question dans l'interview. Elle est pas belle, la vi(gn)e ?
BF
00:00 Publié dans Les p'tits entretiens | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : fabrice vigne



Commentaires
Merci à Martine Hamon pour cet entretien : il donne envie de découvrir les textes de Fabrice Vigne et offre un point de vue intéressant sur l'adolescence (une "minorité réprimée").
Alice Reibel
Ecrit par : Alice Reibel | 14/04/2008
J'apprends aujourd'hui que la collection Photoroman est revenue au secteur jeunesse après avoir effectué son petit tour en secteur adultes.
Qui dit mieux?
martine hamon
Ecrit par : m hamon | 15/04/2008
Bonjour Martine et merci !
Thierry Magnier a parlé de sa collection "Photo roman" au salon du livre de St Paul trois Châteaux fin janvier. Il a précisé que les écrivains recevaient les douze photos sans rien savoir de leur auteur (ni leur nom, ni leur sexe, rien de rien) et je ne regrette rien car il paraît que lorsque la grand-mère de la photographe a lu les Giètes, elle a fait la remarque suivante à sa petite fille : "Mais tu lui as raconté toute ma vie !" (précisons que les douze photos étaient des petits morceaux de vie de la grand-mère pour ceux qui n'auraient pas lu ce photo-roman). Autre remarque, et innovation : le nom de la collection est écrit en très très gros et le titre du livre en petit. Seul défaut : on sent que F.Vigne a lu des livres sur la réception des photos mais ça ne gâche rien.
Bonnes lectures
S.Lefebvre
Ecrit par : Sylvie Lefebvre | 16/04/2008
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