27/11/2007

L'Airaines du salon

25e1ee94085243946be01f313ed487d2.jpgLes deuxièmes rencontres autour du livre d'Airaines, essentiellement centrées sur la production pour la jeunesse, se dérouleront à peu près nulle part à partir du 29 novembre. Parmi les signataires, une quasi autochtone dont on a eu maintes fois l'occasion de rappeler le talent, Martine Pouchain herself. Programmés aussi, des auteurs illustrateurs moins chevronnés, dont Bruno Bonvalet, "prof des écoles dans la Somme depuis 1991" (il propose les dossiers pédagogiques qui vont avec son travail) et organisateur de la manifestation (ce qui lui permet d'intervenir fin novembre dans les classes pour "travailler sur ses romans"), qui a créé l'illustration ci contre. Pour lui, "ouvrir les portes de soi-même est un désir est une épreuve". Son site, pas vraiment à jour (le 17 novembre, "l'édito" datait encore de septembre 2007), raconte sur http://pagesperso-orange.fr/bruno.bonvalet/index.htm la vie d'un créateur à la lisière de l'édition à compte d'auteur, via des éditeurs comme Pietra Liuzzo, Delalune.com, Publibook. Un "univers" méconnu qui fait pourtant la réalité des petits salons... et mérite donc, à ce titre, un post. Plus de rens. sur le salon : mediatec.rn@hotmail.fr et 03 22 29 64 00.
BF

Commentaires

Monsieur Ferrier,

C’est avec un certain agacement que je viens de découvrir votre note du 27/11/07 intitulée « L’Airaines du salon » dans le blog master 2 sur la littérature jeunesse.
Outre le fait que vous parliez de moi, ce dont je vous remercie dans un sens, j’ai à vous faire un grand nombre de remarques sur vos propos, puisque vous les avez écrits sans prendre seulement la peine de me rencontrer.

Cela commence bien mal avec un « à peu près nulle part » censé désigner Airaines. Certes, il ne s’agit que d’une petite bourgade de la Somme comptant un peu plus de 2000 habitants. Mais quel est donc ce mépris élitiste qui vous pousse à ainsi qualifier ce coin de France où tant d’hommes sont tombés pour elle et pour notre liberté ? Pour un universitaire, jeune trentenaire il est vrai, votre appréciation géographique déçoit. Mais heureusement, Madame Pouchain herself, de vos grandes amies j’imagine, est originaire de par ici… Qu’on s’en félicite, nous autres ! Pour ma part, j’ai habité dans le quartier de La Défense pendant quelques années et cela ne m’a jamais imprimé une haine sotte et désuète de la province.
Mais poursuivons…

Vous faites l’effort de me citer : « Ouvrir les portes de soi-même est un désir et une épreuve. » En vous relisant bien, vous auriez pu corriger la confusion et/est. Dans une citation, c’est le moindre des respects que de n’y pas commettre des fautes d’orthographe. Eh oui ! Encore un instit pénible. A ce sujet, j’ai remarqué un désir étrange de crucifier l’Education Nationale sur le blog qui m’épate, même si l’affaire concernant Lise M. peut faire réagir…

Continuons : « à la lisière de l’édition à compte d’auteur » ne signifie absolument rien. Publibook fait du compte d’auteur (c’était mon premier livre) mais, ni les Editons De La Lune, ni Pietra Liuzzo Editions ne pratiquent le compte d’auteur, malgré leur petite diffusion. Vous auriez dû vous renseigner, encore une fois au lieu de laisser planer le doute.

En me rencontrant, vous auriez également appris que je ne suis pas l’organisateur des « Deuxièmes Rencontres autour du livre d’Airaines » ce qui ne m’a pas empêché de « travailler sur mes romans » dans des classes et même au collège ! (Incroyable, non ?). Je ne suis qu’un membre de l’association Atout Lire, organisatrice, récompensée il y a peu par la Fondation de France, et présidée par Philippe Poirel, Inspecteur de l’Education Nationale (!), comme vous le savez puisque c’est par son intermédiaire que vous (ou Martine Pouchain) avez eu connaissance de la manifestation.

Tout cela est d’ailleurs détaillé dans mon modeste site sur la page d’accueil, au paragraphe Actualités qui est très régulièrement mis à jour (et non « l’Edito » qui ne fait le point tous les 2 ou 3 mois).

Mon « univers méconnu », comme vous le nommez avec dédain, n’est pas à reléguer au rang de pas grand chose.
J’aime l’écriture jeunesse et tous ses acteurs. Je les respecte au plus haut point. Je pensais qu’il en était de même pour vous… Avant de parler des gens, de leur responsabilité, de leur « univers » justement, il paraît logique de les rencontrer.

Pour finir, je serai à votre disposition les samedi 15 et dimanche 16 mars 2008 sur le stand Pietra Liuzzo Editions de mon prochain rendez-vous dans un petit salon du livre, Hall 1, porte de Versailles.
Paris, vous connaissez ?
Pour vous servir.

Ecrit par : Bruno Bonvalet | 16/01/2008

Monsieur,
Ainsi que je vous l'ai signalé par courriel, puisque vous m'avez envoyé ce même message et que je vous y ai répondu de même façon par ce même canal, je vous remercie pour l'intérêt que vous manifestez pour le blog des anciens du master 2 de littérature pour la jeunesse de l'université du Maine.
Comme vous ne vous en doutez pas, l'objet du post auquel vous vous référez n'était certes pas de vous insulter ni d'insulter Airaines. Dans la mesure où je fais partie des auteurs invités par le salon à deux reprises, je sais pertinemment où se trouve Airaines, contrairement à ce que vous supputez. Eussiez-vous pris la peine de vous renseigner, vous auriez ainsi saisi l'aspect ironique de cette annotation. Ayant coutume d'intervenir dans de petites ou de grande localités, je n'ai aucun mépris pour l'un ou l'autre type de salons - grands ou petits : tout est fonction de l'accueil qu'on y reçoit, et j'ai eu, lors de la première édition du salon d'Airaines, le plaisir d'y rencontrer des gens étonnants, y compris parmi l'organisation. Je regrette que l'aspect humoristique de cette notation ne vous ait pas touché, mais je ne peux faire plus...
Je vous aurais rencontré avec plaisir à cette occasion, mais il ne m'est pas paru possible de rester longtemps à la deuxième édition : les libraires ayant "oublié" d'acheminer mes livres, je n'avais rien à signer. Nous avons convenu avec l'organisateur que, plutôt que dédicacer des tables ou des pans de mur, il était plus pertinent pour moi de rentrer dans ma contrée post-natale. Notez que j'ai pris cela comme un aléa de l'organisation, non comme une insulte aux auteurs commerciaux ou parisiens, ou aux universitaires ou à je ne sais quelle caste qu'on aurait insultée à travers moi-même-je. Preuve sans doute que l'on peut être désagréablement surpris sans sombrer dans le sentiment d'être victime ou insulté.
(C'était le passage inédit, par rapport au courriel, le côté "collector".)
En revanche, je suis étonné que vous considériez l'expression "univers méconnu" comme une attaque personnelle. Il me semble au contraire que l'évocation d'un pan de l'édition peu médiatisé est plutôt de l'ordre de la curiosité intellectuelle. C'est la raison pour laquelle l'adresse de votre site était citée sur le post que vous mentionnez, afin que chacun puisse y nourrir sa
curiosité et, s'il le désire, approfondisse ce domaine.
Au passage, je réfute tout souhait de "crucifier l'Education nationale", à laquelle j'appartiens - comme vous le notez pertinemment -, n'ayant aucune raison pour ce faire et n'étant point coutumier de l'ingratitude. J'avoue que j'ignore d'où vous tirez pareille affirmation. Mais qu'importe : il semble que nos logiques ne coïncident guère. Admettons-le, et posons que ce sera une preuve de la richesse de l'édition pour la jeunesse, capable de faire cohabiter des personnalités dissemblables.
En tout état de cause, je vous signalais par courriel que vous aviez liberté de réagir sur le blog pour signaler votre actualité en relation au post que vous mentionnez, et de récuser les propos qui vous disconviennent. Vous l'avez fait, je vous en félicite. Je vous souhaite un futur bon salon du livre dans notre bonne petite bourgade lutécienne, qui fut quasiment la vôtre aussi jadis.
Cordialement, en dépit des apparences,
Bertrand Ferrier.

Ecrit par : Bertrand Ferrier | 16/01/2008

Monsieur Ferrier,
Je constate avec plaisir que vous réagissez rapidement à mon courriel. Voyez-vous, j'avais bien compris votre intention humoristique pour avoir lu des interventions de vous dans le blog et ma nature me porte également plus à l'envie de rire que celle de pleurer. J'ai cependant pris le droit d'y réagir car parfois, ce qui amuse certains n'amuse pas les autres. Peut-être aurons-nous l'occasion de nous rencontrer à Airaines, ou ailleurs ?
Cordialement,
Bruno Bonvalet

Ecrit par : Bruno Bonvalet | 16/01/2008

Monsieur,
Je suis d'accord avec vous, les rencontres peuvent être, parfois, fort sympathiques et intéressantes. Mais s'il ne fallait parler que des auteurs que l'on rencontre, on ne parlerait pas souvent des confrères, ou seulement dans un périmètre restreint ! Il me semble que ce serait dommage.
Cordialement,
Bertrand Ferrier.

Ecrit par : Bertrand Ferrier | 17/01/2008

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